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Commune de CRAVANS    (17260) 

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Décembre 2018
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CRAVANS, petite commune rurale de Saintonge romane de 814 habitants, se situe en Charente Maritîme à 28 km de Royan et 18 kms de Saintes. Plus d'infos

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Eglise Saint-Pierre

 Eglise Saint-Pierre

Récemment restaurée, l'église paroissiale de Cravans est dédiée à Saint-Pierre. Très mutilée elle n'a conservé de l'époque de sa construction aux XIIIème et XIVème siècles, que son clocher et une partie des murs de l'abside et du choeur.

Quand, après avoir été presqu'entièrement détruite, par incendies aux temps des guerres de religion, elle fut rebâtie, on utilisa abondamment les anciennes pierres calcinées, aujourd'hui encore très visibles sur la façade actuelle. Par ailleurs la nef fut sensiblement élargie. Il en résulta la création de deux étroits bas-côtés qui se terminent à la hauteur du choeur, lequel subsistant de l'ancienne construction, fait retrait de la largeur des dits bas-côtés. A l'emplacement des anciens murs existe aujourd'hui une suite de piliers qui reliés par des arcs surbaissés,supportent une voûte en plein cintre (matériaux lègers). Les bas-côtés simplement plafonnés ont leurs murs percés de larges fenêtres cintrées.

Sur le choeur et l'abside s'étend une voûte de pierres en berceau bisé. L'abside à chevet plat est éclairée par trois fenêtres, deux latérales basses et larges trèflées et une centrale à deux meneaux, mais d'un gothique primitif ou d'apprenti.

 

 

A la hauteur du choeur, côté sud,un baie en tiers-point donne accès au carré du clocher. Cet espace recouvert d'un simple plafond en berceau brisé, prend jour par deux fenêtres parallèles en plein cintre. Le clocher reconstruit dans ses parties hautes, montre de place en place d'anciennes pierres sculptées, restes d'un édifice antérieur; le clocher a probablement été refait une fois et la nef deux fois.

Le simple mur plat de la façade se termine en pignon. Une modeste porte en arc brisé, ornée de deux tores, en occupe la base. Au-dessus s'ouvre une ancienne fenêtre ogivale murée.

A l'intérieur les seuls vestiges anciens sont deux fines colonnes qui se dressent dans les angles ouest du choeur. Elles sont surmontées de deux chapiteaux à crochets (XIIIème siècle). Au-dessus se distingue le départ d'arcs, souvenir d'une ancienne voûte ogivale.

(Source documentaire: les églises de Saintonge - Tome 2 - Editions Delavaud)

Sur le mur nord de la nef, un tableau de Bragny, peintre lorrain du XVIIème siècle, représente la vie d'un saint dans des teintes assez sombres, dans le style de l'époque. Les conditions dans lesquelles le tableau de ce peintre est parvenu à Cravans sont inconnues. L'église proche de Thaims et deux autres églises du département conservent des ouvres du même auteur.

(Source documentaire : Patrimoines des communes de Charente Maritîme - Editions Flohic)

Les Vitraux qui ornent l'abside représentent sur le chevet plat : Saint Pierre au centre, Saint Martin à gauche et Saint Grégoire à droite. Sur le côté droit : Saint Louis ( à la demande de Monsieur Louis Quéraud qui faisait partie des membres de la Fabrique). Sur le côté gauche : un évangéliste, probablement Saint Luc.

Sous le Clocher les deux petites fenêtres sont ornées des armes de Beaumont, seigneurerie établie à Cravans depuis le XIVème siècle.

(Source documentaire : Madeleine Laroche - recherches personnelles)

 Des photographies de l'église sont disponibles sur le site :www.eglises-en-charente-maritime.fr

 

Eglise Saint-Pierre de CRAVANS
Par C . GENSBEITEL
 
Données historiques   
 
Peu documentée, comme la majorité des églises de l’ancien diocèse de Saintes, l’église Saint-Pierre de Cravans ne déroge pas non plus à la règle qui veut que l’essentiel des marques de l’architecture du premier âge roman en ait été effacé par les transformations successives. C’est à un établissement dépendant du prieuré de chanoines réguliers de Mortagne-sur-Gironde qu’appartenait ce sanctuaire si l’on en croit les commentaires des pouillés[1], mais aucune date n’est jamais mentionnée. En dehors de cette maigre information, les renseignements historiques sont très pauvres jusqu’à la Révolution.
            Au XIXe siècle, outre une polémique au sujet de la nouvelle sacristie* et du percement d’une porte pour en assurer la liaison avec la base du clocher[2], on retiendra surtout les travaux importants réalisés sur la nef par l’architecte Rullier entre 1879 et 1885[3]. Pour reprendre la charpente et le couvrement, Rullier est intervenu sur les murs et les supports afin de les consolider. Il fit notamment boucher les huit fenêtres existantes pour en rouvrir huit autres, et il fit procéder à une retaille des piliers de la nef pour diminuer leur volume, en chanfreinant leurs angles. Il conçut des arcs reliant ces piliers et établit une voûte en plâtre sur les trois vaisseaux, les doubleaux retombant assez maladroitement sur des consoles.
Cette église n’est pas protégée et ne bénéficie d’aucune documentation auprès des services des Monuments historiques.
 
Analyse architecturale
 
C’est donc une fois de plus aux seuls restes d’une nef du premier âge roman, déjà signalée par René Crozet[4], que nous avons affaire ici, le chevet ayant été entièrement reconstruit à l’époque gothique. Dans son état actuel, la nef rectangulaire de 12 m sur 22 m à l’intérieur est divisée en trois vaisseaux de même hauteur toujours couverts des voûtes en plâtre de Rullier. A l’est du vaisseau central s’ouvre un arc brisé communiquant avec le chevet rectangulaire, qui est lui-même flanqué d’un clocher carré sur le côté sud. Chevet et clocher sont des reconstructions du XIIIe siècle remaniées postérieurement. Une croisée d’ogives du XVe siècle couvrait le chœur, mais il n’en subsiste que les arrachements des nervures. Il est couvert actuellement d’une voûte en berceau légère. La nef compte quatre travées rythmées par les grandes arcades conçues au XIXe siècle, mais, comme nous l’apprennent les devis de Rullier, à partir de piliers sans doute carrés qui existaient alors et qui devaient porter la charpente – ou d’autres voûtes légères modernes - depuis un remaniement antérieur.
Se pose donc la question de la conformité ou non de ce plan aux dispositions primitives. S’agissait-il d’une nef à collatéraux dès le XIe siècle ou d’une nef unique qui aurait été divisée lors d’une campagne moderne, comme le laissent supposer les sections quadrangulaires des piliers, ainsi que leur écartement ? Nous opterons par défaut pour la seconde hypothèse, mais il est clair que les dimensions de cette nef auraient pu justifier la présence de collatéraux, comme à Notre-Dame de Saintes.
Les travaux du XIXe siècle nous privent de toute indication quant à la texture intérieure des murs, toutes les surfaces étant recouvertes de plâtre. L’élévation méridionale ainsi que la façade occidentale permettent une observation du parement extérieur plus commode que sur le mur nord, qui est couvert d’un enduit sans doute réalisé au XIXe siècle. Précisons toutefois qu’aucun contrefort n’épaule les murs gouttereaux, au nord comme au midi. Le mur méridional nous révèle l’habituel parement de moellons en assises relativement régulières.
Outre quelques reprises et raccommodages, on y identifie surtout le mode d’intervention assez médiocre des entreprises qui ont réalisé les prescriptions de Rullier au XIXe siècle. Les grandes fenêtres à ébrasements extérieurs qui ont été ouvertes alors ont été réalisées en créant de véritables échancrures depuis le haut des murs, et, une fois leurs arcs montés, on a simplement rebouché le mur au-dessus, mais sans grand soin, en laissant visibles des coups de sabre au droit des jambages des nouvelles baies, le parement de remplissage étant en retrait par rapport au mur initial. Sans doute comptait-on sur l’enduit pour unifier le mur. Reconnaissons simplement que ces interventions intempestives n’interdisent pas, du fait même de leur grossièreté, la compréhension archéologique du mur, d’autant plus que les fenêtres antérieures, murées, sont toujours perceptibles. Leurs encadrements, parfois décalés par rapport aux baies plus récentes, ont été laissés en place entièrement ou partiellement selon les cas.
Mais ces fenêtres posent également problème. En effet, si leur format et leur situation haute dans le mur correspondent au schéma habituel de baies à arcs clavés en plein cintre que l’on rencontre fréquemment au XIe siècle, la trop grande régularité et la minceur des blocs qui composent leurs jambages, ainsi que la largeur des claveaux de leurs arcs font soupçonner des remaniements modernes. Les traces visibles sur le mur nord vont dans ce sens. En définitive, une seule baie nous renseigne peut-être, mais de manière très fragmentaire, sur un état plus ancien, pouvant appartenir au XIe siècle. A l’extrémité orientale du mur sud, au-dessus du toit de la sacristie, la saignée opérée pour ouvrir la dernière grande fenêtre moderne a épargné un ancien jambage gauche d’une ouverture placée au même niveau que celles que nous venons d’évoquer, mais présentant des blocs de dimensions plus amples, ainsi qu’un unique claveau – un sommier, en fait – dont le module est incontestablement plus proche des claveaux cunéiformes du premier âge roman. Cet indice est certes très ténu, mais il s’accorde avec un autre vestige intéressant, également visible sur le mur sud.
Une ancienne porte aujourd’hui murée qui s’ouvrait dans la partie orientale du mur gouttereau de la nef est en partie masquée par la sacristie moderne. A l’intérieur, toute trace en est occultée par l’enduit de plâtre, mais à l’extérieur on en voit le jambage gauche, ainsi que le départ d’un arc à claveaux étroits malheureusement interrompu par l’angle inférieur d’une grande fenêtre moderne. Cet arc épouse un linteau monolithe qui repose sur un coussinet, et dont la partie supérieure est horizontale. Pour compléter la description de cette curieuse combinaison, on doit signaler qu’au-dessus de ce linteau, est préservé un fragment d’opus reticulatum fait de pierres carrées posées sur leurs pointes. Le relevé graphique nous montre bien qu’il s’agit là d’un ensemble cohérent, l’appareil décoratif venant combler l’espace entre l’arc, très perturbé, et le linteau.
En revanche, la structure même de la porte suscite également l’interrogation, car tout porte à croire qu’elle résulte elle-même de deux phases successives, le linteau étant venu renforcer l’arc après un rétrécissement et une reprise des piédroits. Il est difficile, là encore, de dater précisément cette porte et ses phases de transformation, même si les claveaux cunéiformes et le linteau monolithe sont deux éléments familiers dans le paysage architectural du XIe siècle.
 
            La façade, d’une austérité rare, retient également notre attention. Dépourvue de toute articulation, elle est percée d’un portail gothique, sans doute contemporain du chevet, et d’une fenêtre en plein cintre qui, dans sa forme actuelle est incontestablement moderne. Le parement de moellons domine sur toute la façade, à l’exception du pourtour immédiat du portail et des parties basses du côté gauche. Une césure assez nette est perceptible sur une ligne presque verticale à droite du portail, et sur toute la hauteur du mur. Il nous semble que si la partie gauche a pu être remontée ou sérieusement reprise après un éventuel effondrement, la partie droite du mur peut parfaitement correspondre à l’édifice primitif, avec son parement de moellons bruts disposés en rangées relativement horizontales et noyés dans le mortier qui dessine des joints épais.
 
Conclusion 
 
            Nous devrons donc nous contenter de ces maigres indices, dont la juxtaposition, combinée à l’allure générale de la construction et à ses proportions, nous incite toutefois sans grande hésitation à voir là une ancienne nef unique du XIe siècle. Nous admettrons que ses murs étaient dépourvus de toute articulation, y compris la façade occidentale, qui devait être des plus dépouillées. Ces éléments pourraient indiquer une origine assez haute dans le XIe siècle, car ils suggèrent des rapprochements avec des édifices tels que les églises Bassac et Jarnac. La porte méridionale a peut-être fait l’objet de reprises à l’intérieur même de la période chronologique qui nous intéresse ici. Il nous est en revanche impossible de proposer une quelconque restitution du chevet qui s’articulait à cette nef.
 

*Note importante – La sacristie dont il est question dans ce texte a été démolie lors des travaux de restauration en 2007. Elle se situait à l’angle extérieur de la nef et du clocher (mur sud).

LES PEINTURES MURALES DU CHEVET ET DU BAS COTE NORD
 
Lors des travaux  réalisés dans l'église  en 2005 des peintures murales ont été mises à jour dans le choeur et sur le bas côté nord qui ont fait l'objet d'une restauration en novembre 2008.
 

[1] CHOLET (Abbé), Etudes sur l’ancien diocèse…, op. cit., , p. 4 ; DANGIBEAUD (Ch.), « Le pouillé … », op. cit., p. 261.
[2] AD Charente-Maritime, 2O/522. Rapport d’architecte et délibérations du Conseil municipal et du Conseil de fabrique, 1862-1863.
[3] Ibid. Devis du 10/6/1879, du 17/3/1883 et du 4/12/1883, approuvés par la municipalité et suivis de travaux immédiats.
[4] CROZET (R.), L’art roman en Saintonge, op. cit., p. 35.
Article modifié le Thu, 07 Apr 2011 14:21:53 GMT
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